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Concerts : They’re Gonna Be Big Festival 2026 (Paris)

Concerts They're Gonna Be Big Festival 2026 Paris

Telle une promesse qui dure depuis déjà trois éditions, le festival They’re Gonna Be Big revient les 27, 28 et 29 octobre au Supersonic Club, au Supersonic Records et à la Seine Café.
Né en 2024 d’un format de soirées lancé trois ans plus tôt, le TGBB a toujours conservé la même ligne directrice : programmer des artistes pas encore repérés par le grand public, et avec un fort potentiel.
Cette année le festival accueillera vingt-et-un groupes venus d’Irlande, du Royaume-Uni, du Danemark, des Pays-Bas, du Mexique et des États-Unis, qui feront donc leurs grands débuts à Paris.
En ce qui nous concerne, on vous livre nos cinq tuyaux/concerts à ne pas louper…

MLEKO — Mardi 27 octobre à 20h au Supersonic Club
Mleko signifie lait en polonais. Avant d’opter pour ce nom, les sept musiciens de Manchester avaient envisagé d’autres possibilités telles “Corrupt Milkmen” ou “Milk?”, toujours en lien avec les produits laitiers.
Ils sont également les dépositaires du terme “Gub Rock” qu’ils utilisent pour décrire leur musique. “Gub” est un mot d’argot circulant dans leur bande d’amis, dérivé de “gubbins”, qui désigne en anglais un assemblage de bric-à-brac plus ou moins improbable. Une définition finalement assez adaptée à un groupe qui a compté jusqu’à treize membres avant de se stabiliser à sept.
Signé cette année chez Heist Or Hit après avoir convaincu le label à force de concerts, MLEKO a publié en mai The Feast of St. Perpetua, un premier EP enregistré au Low Four Studio avec l’équipe de Maruja.
Un deuxième EP est déjà quasi-prêt, dans une direction qu’ils décrivent eux-mêmes comme “un peu plus mathy et moins moody.”


Tracey Nelson — Mardi 27 octobre à 20h35 au Supersonic Records
Derrière le personnage de Tracey Nelson se cache Austin Noll, musicien new-yorkais qui officiait auparavant au sein du groupe indie My Sins, et a brièvement joué dans Hotline TNT.
En 2023, il rejoint la Caroline du Nord avec dans ses bagages un stock de chansons et pas vraiment de plan établi, puis finit par enregistrer aux Haw Creek Studios d’Asheville avec un certain MJ Lenderman, qui co-produit le disque et joue sur la plupart des morceaux avec son groupe les Trayhawks.
Le résultat paraît d’abord en 2025 sous forme d’EP autoproduit sur CD-R, avant que Noll ne signe sur K Records pour publier cet été Hercules, son premier album.
Un petit trublion au cœur d’une programmation largement dominée par les groupes électriques, un rôle qui lui va à merveille.


Peer Pleasure — Jeudi 29 octobre à 20h au Supersonic Club
L’histoire de Peer Pleasure commence pendant le confinement à Wexford, avec dans un premier temps une rencontre en ligne entre ses futurs membres, qui décident ensuite de poursuivre l’aventure en formant un groupe.
Depuis, les Irlandais ont multiplié les concerts à travers l’Europe et les États-Unis, accumulant plus de cent cinquante dates dans des lieux aussi variés que des squats, des pubs ou des festivals.
Leur humour absurde, leur sens de l’autodérision et leur approche du post-punk débraillé en font l’un des groupes les plus attendus de cette édition.


Hungry — Jeudi 29 octobre à 22h au Supersonic Records
Formé à Cambridge avant de trouver refuge à Manchester en 2022, Hungry s’est d’abord rodé en concert.
Plusieurs radios britanniques se sont rapidement intéressées au groupe, notamment grâce à des tournées avec Brigitte Calls Me Baby ou Psychedelic Porn Crumpets.
Un premier EP, Are You The Best Yet?, paraît en 2025. Les thèmes qui y sont abordés parlent de l’enfance à Cambridge, des écoles privées et des valeurs de classe qu’ils y ont côtoyées, et d’une volonté de revenir à quelque chose de plus brut et de plus direct. Vous avez dit « émancipation » ?
“Morning Coffee”, leur dernier single, s’inscrit lui aussi dans cette démarche militante en s’attaquant aux cultes internet et aux idéologies masculinistes qui y prolifèrent.


lttl mort — Jeudi 29 octobre à 22h50 au Supersonic Club
Jazz Pope est surtout connu comme membre d’Opus Kink. Avec lttl mort, son projet solo, il assure les synthés, le sampling et le chant, accompagné d’un batteur sur scène.
Le duo existe à proprement parler presque exclusivement sur scène (bon courage pour trouver trace d’un titre sur les plateformes de streaming) et demeure entouré d’un certain mystère, à l’image de la cagoule noire que porte le batteur.
Ceux qui ont assisté aux premières apparitions londoniennes de lttl mort décrivent des concerts où l’industriel, la synthwave et la culture club se télescopent dans un joyeux bordel.
Le concert au Supersonic sera l’occasion de vérifier si cette réputation sulfureuse est justifiée.