
Il y a encore peu, Tyler Ballgame broyait du noir dans le sous-sol de sa mère à Rhode Island, sans réelle perspective si ce n’est l’intime conviction qu’il était « destiné à chanter pour les gens ».
Sur un coup de tête il décroche un job à Los Angeles en mentant sur son CV, puis déménage du côté de Venice Beach et commence à se produire dans des bars et petites salles locales.
Jonathan Rado (Foxygen, The Lemon Twigs, Weyes Blood) tombe sur une vidéo d’un concert de Tyler postée sur Instagram et est aussitôt séduit par sa voix spectaculaire et son écriture frontale.
Ni une ni deux il lui envoie un message (l’histoire dit qu’il ressemblait à « Who the fuck are you ? Your shit sounds crazy. Come over. ») et de là débute leur collaboration.
L’enregistrement de « For The First Time, Again » se fait dans le studio de Rado, avec une philosophie très claire : capturer l’énergie du live.
Les morceaux sont majoritairement enregistrés en prises complètes -souvent conservées dans leur première ou deuxième version- via un setup analogique old school, avec bandes et micros vintage.
L’idée derrière tout ça ? Recréer l’esprit des grands disques de songwriters des années 60-70.
Mais sous ce vernis vintage se cache un album profondément personnel, traversé par les thèmes de la guérison, de la foi retrouvée, de la peur de rechuter et de la joie fragile d’être encore là.
Au final, « For The First Time, Again » est autant le premier album de Tyler Ballgame que le document sonore d’une rencontre décisive. Rado n’a pas seulement produit un disque : il a offert à Ballgame un cadre, une ambition et une esthétique dans lesquels ce dernier a pu transformer une période de solitude et de dépression en un album de renaissance flamboyante.
Une belle histoire qui connaîtra un nouveau chapitre le 20 avril, avec la venue du crooner 2.0 sur la scène de la Boule Noire.



