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Rage Sacrée à Petit Bain : les 27 et 28 mars 2026

Concerts Rage Sacrée 2026 à Petit Bain Paris

Après une première édition couronnée de succès -tant au niveau de la programmation que de l’accueil du public-, Rage Sacrée revient à Petit Bain les 27 et 28 mars.
Le festival se veut une véritable passerelle transgénérationnelle, pensée comme un espace de friction et de transformation entre héritages et écritures contemporaines.
Une manière de rappeler que la musique n’est pas un musée mais un organisme vivant, capable notamment de créer du lien entre les époques et les cultures.
Forte de cette philosophie, Rage Sacrée a pris soin de sélectionner des artistes et groupes qui en incarnent l’esprit, en allant les chercher aux quatre coins du monde.
En voici la première salve…

Vendredi 27 mars : Folk déconstruit et transes contemporaines

Duo Ruut (Estonie)

Deux voix, une cithare estonienne, et une manière unique de faire résonner le regilaul, chant ancestral finno-ougrien. Duo Ruut joue la répétition, la lenteur et l’hypnose, pour une musique à la fois archaïque et étonnamment moderne.

Milkweed (Royaume-Uni)

Milkweed puise dans les archives du folk anglais pour en extraire une substance brute, rugueuse, presque documentaire. Ici, pas de folklore figé : la tradition est triturée, rendue politique, portée par une écriture sèche et une tension permanente.

Stick In the Wheel (Royaume-Uni)

Impossible de parler de folk contemporain sans citer Stick In the Wheel. Le duo londonien dynamite les ballades traditionnelles avec de l’électronique, du spoken word et une énergie quasi punk. Une musique ancrée dans le réel, sociale, urgente, et furieusement vivante.

La Tène (France / Suisse)

Inspiré par les musiques modales anciennes et la transe répétitive, La Tène invente un folklore imaginaire, physique et tellurique. Une musique instrumentale qui évoque autant le rituel païen que la danse collective.

DJ Startup & James Stilton (France)

Pour prolonger la soirée, DJ Startup et James Stilton brouillent les pistes entre ambient, musiques expérimentales et collages sonores. Des performances pensées comme des voyages sensoriels, loin des standards.

Samedi 28 mars : Voix extrêmes, électronique radicale et visions globales

Hatis Noit (Japon)

La voix comme rituel. Hatis Noit convoque chants traditionnels japonais, théâtre Nô et expérimentations contemporaines pour créer des performances d’une intensité presque spirituelle. Une expérience à vivre, définitivement.

Gaia Banfi (Italie)

Entre pop expérimentale, ambient et textures électroniques, Gaia Banfi construit un univers fragile et futuriste. Des chansons suspendues, introspectives, qui flirtent avec l’étrangeté sans jamais perdre leur musicalité.

Use Knife (Belgique / Irak)

Électronique industrielle, rythmiques club et héritage musical irakien : Use Knife transforme la scène en zone de tension politique et corporelle. Une musique frontale, radicale, pensée pour le corps autant que pour l’esprit.

Saint Abdullah & Eomac (Iran / Irlande)

Leur collaboration explore l’exil, la violence et les frontières à travers une électronique sombre et cinématographique. Un projet puissant, engagé, où chaque son semble chargé de sens.

Run (France)

Projet issu de la scène dijonnaise, Run s’inscrit dans une tradition DIY et expérimentale, fidèle à l’esprit des musiques de friction défendues par Rage Sacrée. Peu documenté -à tel point que l’on n’a trouvé aucune vidéo digne de ce nom les concernant- mais résolument ancré dans les réseaux alternatifs, les Run développent une proposition qui privilégie l’intensité, la physicalité du son et une approche directe de la performance.

M6KKer6 (France)

Rap fragmenté, spoken word, électronique abrasive : M6KKer6 déconstruit les formats du hip-hop pour en faire un objet sonore radical, à la fois cérébral et physique.

D’autres noms arriveront bientôt, donc stay tuned comme on dit là-bas…