Lenparrot : "And Then He" (chronique)


Après deux séduisants EP ("Aquoibonism" et "Naufrage", sortis respectivement en 2015 et 2016 chez Atelier Ciseaux), Lenparrot continue de nous captiver avec son premier album "And Then He", mixé par Yuksek et co-produit par Julien Gasc (Aquaserge).

Composé de 13 pistes – dont deux réalisations déjà présentes sur son premier EP ("Gena" et "Inner Place") – cet ouvrage de pop minimaliste aux tonalités électro et R&B rassemble des mélodies aériennes où règnent en maîtres les synthés.

                                                                                        Photo par Gregg Bréhin

L’équilibre parfait trouvé entre instruments et voix transparaît dans l’esthétique mélancolique.
Ce qui nous touche d’abord ? Le timbre clair et singulier, évidemment. Celui-ci explore maintes variations et subit maintes métamorphoses – grâce notamment à l’utilisation du vocoder ("My Gardener"). Il se fait l’expression d’une certaine fragilité et intimité, écho aux mélodies et aux arrangements dépouillés. Il est merveilleusement souligné par d’autres voix, celles des chœurs tantôt masculins ("Monday Land", "Inner Place" et "The Boy with the Golden Smile"), tantôt féminins ("Ur Boat"). Ces voix familières sont celles de Juveniles, Juliette Armanet, Fishbach, Cléa Vincent et Michelle Blades. Difficile d’être mieux accompagné.

La voix rejoint la plume sous laquelle se déploie un univers poétique gouverné par les désirs charnels, la sensualité, et l’amour que ce soit au féminin ou au masculin (là encore). Univers magnifiquement illustré par le duo de dessinateurs et sérigraphes à deux doigts, créateur de la pochette.
Le titre éponyme "And Then He", dernier de l’album, comporte tous les ingrédients et mélange tous les sentiments. Il débute par une première partie instrumentale – et plus expérimentale – et se termine sur quelques notes de piano accompagnées d’une voix, la voix. Rien de plus.

 

ELODIE

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