Les Rencontres Trans Musicales : du 30 novembre au 4 décembre 2016 à Rennes


Tous les ans c’est la même chose, dès que la prog des Rencontres Trans Musicales tombe, on s’embarque pour d’innombrables heures d’écoute, d’interminables discussions et au final pas mal de cheveux sacrifiés sur l’autel de notre shortlist, tellement se limiter à présenter 20 artistes s’avère compliqué.
Les Trans, c’est un tourbillon de concerts et presqu’autant de découvertes, des punchlines pas toujours inspirées mais qui te font la soirée, des anecdotes que tu te remémores le lendemain sourire aux lèvres en buvant ton huitième café.
Quelques jours avant, tu es surexcité, même si tu sais que potentiellement tu vas un peu en baver à braver la pluie et le froid, sans dormir assez. Mais tu t’en fous car t’es toujours hyper bien entouré. Au final tu vas rentrer épuisé et un peu déprimé quand cette colo musicale géante sera terminée.
Et puis tu y repenseras avec bonheur tout au long de l’année, quand tu verras tes coups de cœur être programmés dans tes salles préférées ou partir en tournée.
Alors en attendant le 30 novembre et cette 38ème édition, on t’a préparé une petite selecta (dont l’ordre d’apparence a été tiré aux dés) pour te faire patienter.

1. Cela ne surprendra personne de la retrouver ici, Fishbach étant une habituée de ces colonnes numériques. Et pour cause, son premier EP est mortel, à l’instar du tube éponyme qui en est issu. Elle prépare pour sa venue à Rennes une créa en compagnie d’un groupe live et se produira tous les jours à l’Aire Libre, aucune excuse donc pour y échapper.



2. Si quelqu’un m’avait dit un jour que je placerai une fanfare parmi mes must-see des prochaines Trans, je lui aurai fissa conseillé d’arrêter le peyotl, mais le fait est que les Hambourgeois (je les aurais aimés rien que pour ça) de Meute méritent amplement le détour par le hall 8 du Parc Expo le samedi. Au programme, une réappropriation jouissive de tracks house et techno à base de cuivres et de percus.



3. Julien Barbagallo, habituellement derrière les fûts des inclassables Aquaserge (qu’il accompagne également lors de cette édition) et des bulldozers australiens Tame Impala – autant dire le grand écart – a poussé la schizophrénie à passer en solo derrière le micro. Son deuxième effort Grand Chien est un petit bijou intimiste aux accents (du sud) psyché à découvrir le 2 décembre au Théâtre du Vieux Saint-Etienne.



4. Le septuor de San Francisco Con Brio emmené par son charismatique chanteur Ziek McCarter dépoussière la soul planplan à la papa en lui insufflant - comme son nom l’indique - un supplément d’âme… et surtout de folie. Tu vas danser baby.



5. L’avenir du hip-hop vient d’Irlande - on en est les premiers surpris - et s’il porte un patronyme digne de G.O.T., on met notre main à couper que Rejjie Snow fera littéralement fondre le hall 3 dans la nuit de jeudi.



6. Contrefaçon, c’est avant tout des clips anxiogènes et ultra-léchés, portés par un son qui aurait chopé le meilleur de Kavinsky, Daft Punk et Gesaffelstein (du coup, on comprend mieux le nom). Un cocktail explosif à tester le samedi soir au hall 9.



7. Thomas Kuralti aka PYRIT, jeune producteur suisse-allemand de son état, n’avait pas bouffé du clown au petit déjeuner lorsqu’il a composé "UFO", rempli d’électro à la fois douloureuse et poignante portée par sa voix fantomatique. Vous avez demandé l’apocalypse ? Merci de bien vouloir patienter, elle est programmée le vendredi 2 décembre à l’Ubu.



8. La Suisse sera apparemment bien représentée à Rennes, en la personne cette fois de Fai Baba. De son petit nom Fabian Sigmund, ce songwriter de génie à l’ironie subtile est surtout doté d’une voix inouïe (abus de Ricola ?) parfaite pour porter ses compos folk / bluesy.



9. Rien que pour le plaisir de danser encore et encore sur ce grand titre qu’est "Unchestra", une visite à l’Etage le vendredi 2 décembre s’avère indispensable pour s’abreuver de la pop résolument moderne de Grand Parc.



10. Les deux (jeunes) frères d’Empereur Renard réconcilient depuis six mois, si besoin était, les fans d’électro et de rock, à base de guitare saturée et de platine acérée, bien décidés à prouver la pertinence de la célèbre maxime cornélienne concernant les âmes bien nées.



11. Portant une electronica tripante aux sonorités organiques, le seul vrai défaut du trio M.A Beat!, même s’ils n’y sont évidemment pour rien, est de venir de Nancy (ce fameux petit mouroir tout gris entre l'Allemagne et la vie). Leur bien nommé premier album "Drowning in Love" sera restitué avec un live band élargi incluant notamment l’incroyable Shawn Lee à la batterie.



12. Après avoir écouté en boucle son premier LP hyper maîtrisé Air, on ne peut que se réjouir de retrouver Yoann Feynman et son électro brûlante faire vibrer les corps et les cœurs de la Green Room le jeudi.



13. S’ils ont clairement été biberonnés – mais qui ne l’a pas été - au rock alternatif des 90’s, en particulier celui à tendance Weezerienne, chez PWR BTTM plus que chez d’autres groupes, nomen est omen.



14. Duo de trans-pop-pre-kraut post-disco-minimaliste de Genève, comme ils se présentent eux-mêmes, Hyperculte, ils ne pourront que le devenir, surtout après leur passage à l’Ubu le vendredi.



15. La Britannique Anna Meredith hybride compos classico-électro et expérimentations indie pop pour bricoler des titres sophistiqués et majestueux. Enchantement programmé au parc expo le jeudi.



Bonus : on ne le présente évidemment pas, mais puisqu’il sera là, on en profitera évidemment pour jeter un œil au nouveau live de Yuksek.



La programmation complète, les infos pratiques et la billetterie, c’est par ici !

MAUD

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