
Heaven Knows What Time prend forme lors d’une résidence de deux semaines à Greytown en Nouvelle-Zélande, qui agit comme un déclencheur pour Vera Ellen.
Cette parenthèse lui permet de regrouper des idées accumulées au fil des tournées et d’installer une approche plus directe, avec des titres développés dans une première version avant d’être retravaillés par la suite.
Vera Ellen s’impose depuis quelques années comme l’une des figures de la scène indie néo‑zélandaise sur lesquelles il faut compter. Originaire de Naenae, passée par plusieurs groupes à Wellington puis par Los Angeles avec Girl Friday, elle revient en Nouvelle‑Zélande en 2020 et rejoint le label Flying Nun.
Bonne pioche car son album Ideal Home Noise lui vaut le Taite Music Prize en 2024, récompensant un début de carrière construit entre projets collectifs, travail solo et tournées dispersées.
A Greytown, elle retrouve précisément un cadre qui limite les déplacements et favorise une écriture continue, appuyée sur des sessions quotidiennes. Ben Lemi, collaborateur régulier, intervient ensuite pour structurer l’ensemble, en privilégiant des prises directes et une production qui met en avant la voix et le grain du jeu instrumental.
Le disque suit cette logique : des chansons composées dans un temps resserré, chacune portée par une idée claire, avec peu d’écarts entre la première esquisse et la version finale.
Les textes quant à eux abordent des situations très différentes, souvent liées à des moments de rupture ou de fatigue, avec des personnages qui cherchent à maintenir un cap dans un environnement instable.
« Ce disque marque un tournant dans ma manière de percevoir mon travail et dans les orientations que je souhaite prendre à l’avenir. »
Ellen situe donc Heaven Knows What Time comme une étape charnière, qui installe une transition vers ce que sera la suite de sa carrière. Dieu seul sait à quoi elle ressemblera.



