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L’album du jour : C.O.F.F.I.N – Gettin’ Down

album C.O.F.F.I.N Gettin' Down

Arthur Flanders, guitariste et membre fondateur, pressé par quelqu’un qui voulait un nom pour une affiche de concert, sort le premier truc qui lui passe par la tête : Children of Finland. Il écoute beaucoup de métal scandinave à l’époque, ce qui pourrait expliquer ce choix. Les autres membres du groupe trouvent ça nul, mais se sentent obligés de garder le nom. Pour tenter de limiter la casse, ils décident d’en faire un acronyme. C.O.F… C.O.F.F.I.N… pour finalement s’embourber un peu plus en optant pour Fighting in Norway. Children of Finland Fighting in Norway était né.
Ben Portnoy, Abijah Rado et leurs camarades se rencontrent à l’école et partagent une passion commune pour le skateboard, qu’ils pratiquent sur les Northern Beaches de Sydney, péninsule semi-détachée du reste de la ville. Leur premier concert a lieu en 2005 au Manly Youth Centre. Portnoy, Flanders et leur bassiste Ziggy McNeill ont alors douze ans. Rado en a treize.
Les concerts ressemblent rapidement à des événements communautaires : camarades de classe, cousins plus âgés, commerçants et curieux, tous se retrouvent dans la même salle pour pogoter joyeusement.
Selon Portnoy, c’est du chaos absolu, et ce chaos crée un sentiment de communauté que le quartier n’avait jamais connu auparavant.
Pendant cinq ans, le groupe joue, change de bassistes (le syndrome Spinal Tap probablement) et se rode avant de se lancer en studio.
Under the Influence sort en 2010 en autoprod, avec la formation originale. L’EP On the Gronk en 2016 marque le vrai point de basculement selon Portnoy : c’est là que le groupe trouve sa vraie identité. Piss~Up paraît en 2018. En 2020, C.O.F.F.I.N sort sur Legless Records. Ce sera le dernier album de Flanders, qui quitte l’aventure après quinze ans de bons et loyaux services. Le lineup lui se stabilise enfin autour de Portnoy, Rado, Moss et Kostogiannis.
Australia Stops paraît en 2023 et se fraie un chemin dans les Charts en atteignant la 47e place en Australie, et la 23e au Royaume-Uni.
Sur la pochette, on voit le groupe sauter du ferry de Manly, transport en commun qu’ils ont pris d’innombrables fois pour relier les Northern Beaches au centre de Sydney.
Out In Oslo, sixième album, sort sur p(doom) Records, le label de King Gizzard and the Lizard Wizard. C’est la première fois que C.O.F.F.I.N travaille avec un producteur à proprement parler, en la personne de Declan Mehrtens, le guitariste d’Amyl and the Sniffers.
Portnoy dit qu’avec ce disque, le groupe a enfin pris le parti d’explorer sans s’autocensurer. Cette liberté s’entend et permet aux australiens de s’affranchir -toutes proportions gardées- du style « punk pied au plancher » pour lequel ils sont connus. Certains morceaux ralentissent l’allure, d’autres empruntent des chemins que les Sydneysiders auraient probablement laissés de côté quelques années plus tôt. « 13 Days » en est l’exemple le plus frappant : écrit à l’origine comme un titre solo par Portnoy, il s’apparente de prime abord à…. une ballade. Plutôt inhabituel pas vrai ?
La sortie du disque s’accompagne du documentaire 10,000 Miles From Oslo, qui retrace vingt ans de carrière depuis les premières répétitions jusqu’aux tournées internationales.
De tournée il en sera question très prochainement puisque les C.O.F.F.I.N viendront à coup sûr mettre une sacrée pagaille à Point Éphémère le 4 décembre.