Accueil » L’album du jour : Sam Burton – Fairweather Friend

L’album du jour : Sam Burton – Fairweather Friend

album Sam Burton Fairweather Friend

Lors d’une tournée avec son groupe de l’époque, Sam Burton, auteur-compositeur américano-palestinien originaire de l’Utah et installé à Los Angeles depuis 2016, est impliqué, au volant, dans un accident de voiture.
Fort heureusement tout le monde s’en sort, ce que Burton considère comme tenant du miracle et, bien qu’il ne soit pas en cause, il se sent coupable, et le soutien des musiciens, avec lesquels il se rétablit, le touche.
Burton enchaîne alors les tournées, seul sur scène. Il constate que les chansons de Dear Departed, son deuxième album paru en juillet 2023 qui contient des arrangements de cordes, ne fonctionnent pas bien dans cette formule. Il se fait la promesse d’écrire pour le disque suivant des morceaux qui puissent se jouer aussi bien seul qu’à plusieurs, car emmener un groupe en tournée n’est pas toujours financièrement faisable.
Burton enregistre dans un premier temps Fairweather Friend avec Jonathan Wilson, qui avait déjà produit Dear Departed.
Il veut ensuite refaire quelques morceaux, mais Wilson est pris par d’autres projets. Burton les enregistre finalement à Recorders, le nouveau studio de son batteur, Pierce Gibson, à Echo Park, un quartier de Los Angeles.
Il y retrouve les musiciens qui l’accompagnent en tournée, tous réunis dans la même pièce. Ces séances se font donc sans producteur : Burton et ses musiciens les dirigent et décident des arrangements.
Si vous aimez les dates, sachez que Fairweather Friend, son troisième album et premier chez Captured Tracks, paraît six ans jour pour jour après son premier album, I Can Go With You.
Le titre du disque reprend une expression anglaise désignant les amis qui disparaissent dès que les choses se compliquent. Burton précise que ce n’est pas en lien direct avec l’accident, mais se rattache à ce qui s’est enchaîné ensuite : le projet commun qui s’arrête, des relations qui s’achèvent, d’autres qui naissent, et le sentiment de clore un chapitre.
Il décrit le premier single “I’m A Stranger” comme un sentiment plus qu’une déclaration : il n’y a plus de chez-soi où rentrer. Les lieux changent, explique-t-il, et lui aussi. Los Angeles par exemple ne lui fait plus l’effet qu’elle lui faisait jeune, quand il se sentait capable de tout. Il a le sentiment que certaines portes se ferment, mais pour autant cette évolution l’inspire.
Une grande partie du disque consiste à chercher en soi-même le foyer que ni les lieux ni les autres ne peuvent garantir. Le travail de toute une vie résumé en onze chansons.