
En provenance du sud-ouest de Melbourne, Billy Gardner est un drôle de coco qui a joué dans un paquet de groupes durant quinze années, sans jamais sortir de disque sous son propre nom.
En parallèle il a fondé Anti Fade Records, un label qui distribue certains des disques les plus importants de la scène indé australienne : Civic, Parsnip, Ausmuteants, Hierophants, pour ne citer qu’eux.
Last of the Natural Light aura donc mis du temps (environ cinq ans) à voir le jour, au gré de l’inspiration, des disponibilités et des rencontres.
Même s’il joue la majorité des instruments, Gardner a pris soin de recruter des collaborateurs qu’il a tout simplement piochés parmi ses amis proches, notamment certains dont il a sorti les disques.
Jake Robertson, guitariste et cofondateur du label Aarght Records, connu pour ses travaux au sein d’Ausmuteants, School Damage et Alien Nosejob, assure des parties de guitares électriques et de synthé sur plusieurs titres.
Zak Olsen, guitariste d’Orb et de Traffik Island, joue du piano sur l’instrumental « Western Ring Road ».
Mitch Campleman, lui aussi homme à tout faire, intervient sur de nombreux titres.
Les voix sont assurées par six chanteuses et chanteurs différents, dont Paris Rebel Richens de Parsnip, Violetta Del Conte-Race, Miles Jansen, Carolyn Hawkins, Sam Hill et Rowena Lloyd.
Vous voulez quelques références revendiquées par Billy Gardner ? En voici : Lee Hazlewood pour les arrangements baroque-pop, Neil Young pour les mélodies folk, T-Rex pour le glam, Ennio Morricone et Giorgio Moroder pour les textures instrumentales, le premier Brian Eno pour les nappes synthétiques.
Anti Fade a porté la scène indé australienne pendant plus d’une décennie. Sur Last of the Natural Light, c’est elle qui renvoie l’ascenseur à l’homme derrière tout ça, en lui permettant d’accomplir de la plus belle des manières un rêve de gosse.



