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L’album du jour : Pigeon – OUTTANATIONAL

album Pigeon OUTTANATIONAL

Pigeon se forme à Margate (UK) autour d’une jam improvisée (true story) après un match de l’équipe d’Angleterre.
Falle Nioke, chanteur et percussionniste, et les musiciens du groupe viennent d’horizons différents, avec un solide background et des trajectoires qui croisent celles de Michael Kiwanuka, SAULT ou Little Simz.
Pigeon se construit d’abord sur scène, où les titres sont rodés et retravaillés avant de passer par la case studio.
OUTTANATIONAL prend forme entre Margate et Ramsgate, aux Albion Rooms -le studio des Libertines- et à Big Jelly Studios. Les sessions reposent sur de longues improvisations, dont certaines atteignent une demi-heure, ensuite réduites pour conserver la forme finale de chaque morceau.
Leur formule ? La section rythmique sert de base. Synthés et guitare sont ajoutés par blocs, assurant un rendu garanti 100% énergie brute, au plus près de l’ADN du groupe.
L’album fait ainsi cohabiter dans un heureux métissage afro-disco, post-punk, krautrock et punk-funk, avec au centre la voix de Falle Nioke en guise de fil conducteur.
Né en Guinée et installé au Royaume-Uni, il écrit ces titres dans une période marquée par son processus de naturalisation. Cette dernière apparaît par fragments, à travers des situations concrètes : démarches administratives, déplacements, adaptation à un nouvel environnement.
Nioke passe d’une langue à l’autre -anglais, français, susu, fulani, malinké, coniagui- en fonction de ce que chaque morceau appelle et lui inspire, mettant sur le même plan rythme, phrasé et logique narrative.
Avec OUTTANATIONAL, Pigeon définit ses propres règles du jeu : durée, motif, voix. Le groupe avance avec une méthode directe, sans détour ni habillage. Une ligne claire. Pigeon Must Fly.