
Sur It’s the Long Goodbye, James Graham, le chanteur de The Twilight Sad, aborde des sujets douloureux qui le touchent directement, en particulier la maladie puis la disparition de sa mère, atteinte de démence.
Au même moment, une naissance et un épuisement mental viennent modifier le quotidien. Le groupe s’arrête un temps. Les concerts sont suspendus, silence radio.
Quand le travail reprend autour de Andy MacFarlane et Graham, il ne repart pas de zéro. Certaines idées sont déjà là, laissées en attente. Elles sont reprises plusieurs mois plus tard, déplacées, transformées, parfois abandonnées.
Robert Smith -qui est fan et devenu un proche- intervient à plusieurs niveaux: il écoute les démos, prend des notes, puis revient avec un carnet rempli de remarques sur chaque morceau. Le groupe s’appuie sur ces retours pour ajuster les titres, et l’invite à participer sur certains d’entre eux.
Sans surprise, les chansons évoquent directement l’attente, la perte ou la maladie, sans détour comme pour mieux coller au plus près à la réalité.
It’s the Long Goodbye avance ainsi, en gardant la trace des nuits sans sommeil, des visites à l’hôpital, des retours de studio où la fatigue se fait ressentir. Chaque chanson semble porter un fragment de ces moments-là, et suivre un fil invisible entre l’instant où une épreuve devient un son, puis des mots, puis un album qu’on écoute d’une traite.
Les écossais nous donnent rendez-vous le 27 avril au Trabendo, car le live c’est la vie pas vrai ?



