Bars en Trans: du 1er au 3 décembre 2016 à Rennes (présentation)


Bien que personne n’ait jamais eu besoin d’un quelconque alibi pour enchaîner les tournées dans les troquets rennais, l’exceptionnel cru 2016 concocté par les Bars en Trans ravira les sens de tout amateur de (re)découvertes musicales.

En guise de mise en bouche, voici notre avant-goût de dix artistes à consommer sans modération :

Jeudi 1er décembre

Aperçus en mai 2014 lors de feu le festival bourguignon des Giboulées, on attend avec impatience de revoir les Johnny Mafia, dont l’écoute du deuxième LP a confirmé tout le bien que l’on pensait de leur garage rock à la fois mélodieux et énervé. Le Bar’Hic risque d’exploser.



Coup(s) double(s) au Ty Anna, où l’on conseille fortement de se préparer à recevoir la cold wave de La Main en pleine face, avant d’être mis à genoux par le footwork irrésistible de Puzupuzu. Pronostic à chaque round : public conquis par KO.





Si votre humeur est plutôt à une folk-pop atmosphérique, c’est à La Place que ça se passe avec les liégeois de Dan San, à déguster avec délectation.



Vendredi 2 décembre

Nicolas Belvalette - aka Usé - est un bricoleur de génie, qui a déjà eu plusieurs vies et explose les étiquettes à l’envi. Si vous aimez les artistes éclectiques, venez épuiser jusqu’à la corde les réserves du Bar’Hic.



Substitut au spleen automnal, le nouvel Erzatz (qui revient avec une orthographe modifiée, mais toujours sur l’excellent label Jarring Effects) mélange folk, électro et abstract. Ce projet unique loin du succédané et tout en nuances intitulé Meian (clair-obscur en japonais) ne sortira qu’en début d’année, mais pour avoir d’ores et déjà eu le privilège de l’écouter, on vous recommande une visite au Gatsby Club pour vous faire votre propre idée.



Pour s’assurer un concert de haute volée, c’est une fois encore sur Oiseaux-Tempête au Mondo Bizarro qu’il faudra tabler. Entre post-rock déglingué et free jazz barré, chacun de leur live est un moment de transe et une occasion de planer largement au-dessus de la mêlée.



Samedi 3 décembre

Le saisissant Eddy de Pretto, lequel avait retenu toute notre attention avec son fantastique premier EP Normal, prendra vos tripes en otage au Gatsby Club. Si l’on ne peut s’empêcher d’établir une légère comparaison avec un certain collègue belge, sa voix singulière et ses mélodies imparables ne tarderont pas à vous faire oublier ce dernier.



Notre amour pour le formidable quatuor Palatine, interviewé par nos soins en avril dernier, ne s’est depuis jamais démenti. Les nouveaux princes du post-folk couronneront au même endroit la soirée.



Last but not least, notre coup de cœur de ce off décidément in : la chanteuse-guitariste franco-allemande Karoline Rose - ce qui n’a rien à voir avec un récent exil outre Rhin, mais plutôt avec le fait que la relève riot grrrl, c’est bien elle. Biberonnée entre autres aux L7, la demoiselle a du coffre et des choses – intelligentes – à partager. Parce que le féminisme n’est pas un gros mot et que le rock n’est pas mort, au Kenland elle mettra tout le monde d’accord.



Histoire de bien préparer votre virée, vous trouverez le reste de la généreuse programmation par ici et la billetterie par .

MAUD

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