We Have Band: l'interview en famille!


Si tu as raté les We Have Band lors de leurs deux précédents albums, laisse-moi te dire que GBH Music est allé les rencontrer pour mieux te les présenter!
Au début du mois nous te passions le clip complètement psychédélique de leur single bondissant "Someone", le 28 avril leur album "Movements" sera dans les bacs et en attendant ils sont en interview pour nous parler d’eux! 
Bref plus d’excuse pour ne pas les connaître..



Pour la petite histoire :

C’est dans les bureaux du label Naïve que j’ai pu rencontrer le groupe anglais We Have Band, qui ce jour-là s’était transformé en We Have a Family!
En effet, le trio était accompagné du fils de Thomas et Deedee, dont Daren est le parrain … We Have Band c’est donc plus qu’un groupe, c’est bel et bien une family affair.

Confortablement installé sur le canapé, Thomas le confirme : "On se connait depuis longtemps, c’est notre 3ème album et notre première scène c’était en avril 2008!"

GBHM: 7 ans, 3 albums.. Vous avez bien travaillé on dirait !?

Thomas: Pas vraiment, mais c’est aussi parce qu’on aime tellement ça. C’est pas du « travail « , en tout cas on ne le vit pas comme tel. On est plus dans l’échange, la création, on voyage, on joue sur plein de scènes… Bien sûr on peut, voir ça comme du travail, mais ce n’est pas comme ça qu’on le ressent.
Il ne faut pas croire, on a eu de « vrais » jobs ! Ceux où tu te lèves à 7 heures du mat’, où tu stresses… On a fait ça …Mais WHB c’est différent.
Deux ans par album c’est presque régulier i Tu ne sais jamais comment ça va se passer au final ! Des jours tu travailles vite, d’autres pas. Mais j’ai la sensation que nous travaillons bien tous les trois ensembles.

GBHM: L’unité c’est donc une force supplémentaire dans ce projet d’album?

Darren: Oui ! Évidemment, mais aussi depuis le début ça roule bien pour nous, je veux dire : ensemble. Et ça continue, on grandit, on travaille, on vit. Plus tu joues dans plein d’endroits, plus tu partages aussi ! Sur les tournées il y a quelque chose de différent, d’évident.
Les grands groupes ont dépassés ces considérations je pense, ils sont au clair avec les interactions entre les différents membres, ils travaillent autrement. À notre stade, on va vers les gens, vers le publique. On touche les fans et ils nous touchent en retour à différents niveaux. Notre album aussi est à notre dimension : humain, tu vois ?

GBHM: Qu’est-ce que vous avez voulu mettre dans cet album, un message? Des attentes?

Thomas: Je crois qu’on l’a fait pour les fans, ceux qui nous suivent, viennent à nos concerts. Bien sûr aussi pour nous, en terme de création pure. Le faire en se disant qu’on aimerait l’écouter, sauf qu’on n’écoute pas ses propres disques! (rires)
Par conte on aime voir rejouer nos lives, voir ce que ça rend sur scène, comment bouge le public. On peut dire alors que c’est ça qu’on a voulu mettre dedans, mais seulement à ce moment-là!
Le message : "On va aimer le jouer live!"
Le truc quand on est sur scène c’est de pouvoir rejouer les premiers titres et se dire : ils sont toujours là, ils sont toujours bons et ça fait 7 ans! Pour ce troisième opus, on espère donc que les chansons seront encore bonnes 7 ans après! Peut-être qu’on ne devrait pas y penser, mais comme on ne les a pas encore jouées et qu’on a hâte, alors on se dit quand même c’est possible! C’est ça aussi les attentes qu’on a: garder les titres le plus longtemps.

GBHM: Votre single "Someone" en est l’exemple, c’est l’énergie positive que vous voulez véhiculer?

Darren: Oui! Il y a de l’espoir dans les paroles, dans la musique. Tout l’album est motivant. On voulait qu’il explore les sensations, le bien être que tu ressens quand tu écoutes de la musique. "Someone" c’est le récapitulatif de l’album, mais sans l’être en même temps, parce que les chansons sont différentes dans les sonorités, mais pas dans l’intention. "Blue", "Someone", "Modulate" … Toutes sont différentes!
Dede: Mais elles sont complémentaires, un peu comme nous!  Les chansons explorent différents sentiments, pour différentes personnes. Elles sont réconfortantes, motivantes même sur les sujets plus graves.

GBHM: D’ailleurs l’album contient son lot de mélancolie, comme la chanson « Every Stone »qui est même triste.

Thomas: Exact! En fait le disque est fait comme ça, comme une vague de sentiments, comme un voyage, avec des sonorités disco. C’est toute l’histoire de la musique.
Darren: En fait c’est ça le disco aussi : de la musique qui te donne envie de sauter en l’air, de danser, de t’éclater, de monter sur les tables! Alors que les paroles sont horriblement tristes! Alors toi tu fais ton album, ta musique, avec tes émotions et puis le public le reçoit autrement, et ses émotions sont au fond contradictoires mais complémentaires.
Dede: Oui une chanson triste peut complètement rendre quelqu’un heureux! C’est en ça que l’album est complet et cohérent.

GBHM: Alors c’est avec une certaine maturité que vous avez composé le 3ème album, arriver à aborder tous les sujets, tristes comme heureux, et garder cette positivité? En plus avec l’arrivée d’un enfant, c’est toujours une aventure?

Thomas: Ça apporte forcement quelque chose! On grandit toujours, en effet l’expérience fait qu’on travail différemment, on est plus sûrs de nous, on se pose moins de questions. On grandit avec notre musique et maintenant avec notre fils! Même si on ne peut plus écrire et composer depuis qu’il est né: on est trop crevé! C’est ça la maturité … (rires)
Dede: La plupart des chansons ont été écrites quand j’étais enceinte, alors elles sont différentes, joyeuses.
Darren: On pourrait dire que c’est perpétuer l’esprit "clubbing"… Mais pas du tout! Maturité aussi parce que nous avons tous été en club, danser, boire, se lâcher! Mais c’est passé ça on a fait la fête, maintenant à nous de donner envie de faire la fête aux fans.
Dede: Oui, c’est ramener cette émotion, la liberté quand tu danses. Je danse sur scène, le public danse! La maturité c’est créer ça chez les autres. Savoir le faire!

GBHM: Il y a donc du disco, une ambiance fin 70 début 80 dans les sonorités, vous aviez une inspiration particulière?

Thomas: On l’a fait sans le vouloir!
Dede: On a bien parlé de Donna Summer…
Darren: Peut-être que les sonorités font penser à celles des années 80, mais on ne veut pas sonner comme un groupe de new wave! On ne veut pas "ressembler à". Même si les gens iront toujours chercher des comparaisons, nous sommes We Have Band, c’est notre son à nous.
Bien sûr nous avons des références, le disco est évident mais pas seulement, il y a aussi de l’électro, et plus de vibration 70’s cette fois-ci.

GBHM: Justement! La vidéo de "Someone" est hyper psychédélique! Très 70’s, vous vouliez ce rendu là, vous avez travaillez sur l’esthétique ?

Thomas: Et bien en fait : non, pas du tout! Nous avons choisi la réalisatrice pour ses qualités humaines. Dans le sens où elle était fan, elle aime vraiment notre musique et qu’elle avait une idée.
Dede: On ne savait même pas quelle chanson on allait lui dire de faire, ni ce que nous voulions, ou pouvions faire … Mais elle, elle avait l’idée. Nous avions un bon feeling… On s’est dit que ça allait bien aller ensemble.
Thomas: Elle avait une idée rétro, et c’est hyper trippant!!
Darren: On avait besoin de quelque chose d’esthétique, pour les yeux et pour les oreilles. Et elle avait l’idée: le résultat est super!



GBHM: Vous n’avez pas encore joué l’album en public, vous êtes dans quel état d’esprit?

Thomas: Si, une fois … enfin pas l’album entier.
Darren: "Modulate" et "Someone" sont deux titres que nous avons joués sur la tournée précédente, à la fin. On les essayait, pour voir comment ça prenait, on les a changés un peu d’ailleurs…
Thomas: Mais on a hâte d’y être! De continuer le travail sur scène…
Dede: C’est de l’énergie, du fun! La scène c’est un autre échange.
Thomas: Oui carrément, le feedback du publique c’est toujours important.

GBHM: Vous avez des dates en festival?

Darren: Oui! J’espère bien! Il y aura des dates, c’est important les festivals, c’est autre chose. Tu te laisses plus aller, les sets sont moins longs alors tu donnes plus. Et puis le public est dans une autre dynamique, de plus en plus jeune, ou bien je suis de plus en plus vieux!
Dede: C’est comme une grosse fête, tout le monde se lâche.

GBHM: ambiance 70’s , on retourne à Woodstock alors?

Tous: Non! On va pas se mettre à poil non plus!!!! (rires)
Dede: Le festival c’est un retour à la forme primaire de la musique, c’est valable pour la nôtre aussi!
Darren: La musique aujourd’hui, tu peux en trouver partout, médias, salle de spectacle, tu achètes un billet, tu vas voir un groupe… Mais le festival c’est la découverte, d’autres musiques, d’autres publics, c’est là que "Movements", notre album, devient une arme de séduction.

GBHM: Comment décrire cette arme de séduction alors?

Thomas: Mélancolie brillante
Dede: Brillante
Darren: Pour remonter le moral!



On attend donc qu’ils reviennent en découdre avec la scène! 
L’album sort le 28 avril et le groupe se produira le 13 mai au Silencio puis le 16 mai au Nouveau Casino! L’occasion pour eux de nous présenter "Movements", un album multicolore, fort en sensations. 
We Have Band est un trio heureux qui a hâte de nous le prouver en live, je ne peux que vous encourager à suivre leur mouvement et entrer dans la danse.

Propos recueillis par Marika dans les bureau label Naïve, Paris.

Photo par Tom Oldham

"Movement" Label Naïve sortie le 28 avril 2014

Remerciement : Claire Morel/Delphine Caurette.


MARIKA D

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